Route - MOHANN / Pixabay

Un exemple de sac d’évacuation familial

Témoignage de Jef concernant l’organisation et le contenu de son sac d’évacuation familial.

 

L’élaboration d’un sac d’évacuation n’est pas un exercice aisé. Bien qu’il existe sur le sujet une multitude d’articles sur Internet et de vidéos de présentation, mettre en place un bug out bag parfait demeure le fruit d’une longue réflexion. Nous-mêmes ici sur La Débrouille, nous avons créé une liste des équipements et objets pouvant être mis dans un sac d’évacuation. Or, parmi toutes ces suggestions, force est de constater qu’il demeure nécessaire de faire un choix.

Il n’existe pas, effectivement, de sac d’évacuation type. Le BOB dépend du milieu dans lequel nous vivons, de la composition de la famille, du danger rencontré, du plan d’évacuation élaboré au préalable… Cela dépend aussi de la présence d’animaux de compagnie tels que les chiens.

Des contraintes, plusieurs scénarios possibles… Une bonne base de réflexion à propos du sac d’évacuation de la famille

Afin de donner une idée aux survivalistes en herbe de la réflexion à mener quant à la préparation du BOB, je vous livre ici mon expérience. Ce fût pour moi un véritable casse-tête pour créer mon sac d’évacuation familial. En effet, je suis père de famille accompagné de ma femme et de mon enfant de 20 mois. A partir de là, exit les sacs d’évacuation à la rambo buschcrafteur ! La mise en place d’un bob familial est définitivement très compliquée. Autre contrainte : ma femme souffre du dos et ne peut pas marcher longtemps ni porter du lourd. Enfin, notre plan d’évacuation comporte 4 scénarios avec 4 moyens d’évacuer : au mieux, en voiture, en vélo, en canoé/bateau cabiné ou… A pied. La dernière option demeure le pire des scénarios dans notre cas en raison du problème de dos de ma femme.

Nous entreverrons ci-dessous notre situation, nos moyens d’évacuation, les risques envisagés et nos lieux de chute. Nous nous pencherons également sur le choix des sacs, l’organisation de ceux-ci et la liste des choses à emporter. Le but est de créer un sac de survie complet avec un minimum de poids et d’encombrement pour nous et notre enfant. Sans oublier bien entendu de respecter la fameuse règle des 5C.

Soulignons enfin qu’il est bien évident que nous irons au-delà des recommandations de l’Etat français concernant la mise en place d’un sac d’urgence/ de survie de type « Kit 72h ». On peut retrouver ces recommandations sur le site du gouvernement.

Backpack sac évacuation familiale - Graphicnet / Pixabay
Sac d’évacuation de l’Homme gris – Graphicnet / Pixabay

Notre situation familiale

Nous vivons dans un milieu semi-urbain, semi-naturel, comprenant des milliers d’hectares de rivières et de marais, des forêts, de la campagne classique et quelques villes moyennes.

Cela nous laisse pas mal de choix en matière d’évacuation locale et de survie. Nous avons accès facilement aux infrastructures routières, mais aussi à d’autres voies. C’est notamment le cas du réseau de marais reliés à un fleuve côtier. La forêt à proximité nous laisse également quelques opportunités. Notons que les rivières sont poissonneuses et la nature hautement giboyeuse. Un plus.

 

Moyens d’évacuation

Cette configuration nous laisse le choix de diverses possibilités en termes de véhicules pour évacuer :

  • La voiture – Ce moyen sera forcément priorisé en raison des capacités d’emport et de la capacité à couvrir facilement des centaines de kilomètres. La voiture contient déjà du matériel grâce à un EDV (Kit voiture) assez complet. Par contre, si les infrastructures routières sont bouchées, il faudra se replier sur une autre solution.
  • A pied avec une poussette, en cas d’évacuation lié à un bris de normalité ultra localisé. Il s’agit du pire des scénarios si la route à parcourir s’avère longue. Je devrais en effet porter dans ce cas la plupart des équipements en raison des soucis de dos de ma conjointe. Ce même problème de santé nous contraindrait à nous limiter grand maximum à une 20 aine de kilomètres par jour. Néanmoins, nous devons également nous préparer à cette éventualité. Certains misent tout sur un seul plan d’évacuation. Nous avons pour notre part un plan A, B, C et D.
  • A vélo. Dans ce cas, notre enfant ira dans la charrette à vélo, pouvant elle-même encore transporter une trentaine de kilogrammes. Chaque vélo est équipé de porte-bagages et de sacoches. Je sais que je peux couvrir une centaine de kilomètres par jour avec un vélo chargé (mon record fut 120 en solitaire avec 25 kg de bagage). Avec la famille, ce n’est plus la même chose. Je préfère redescendre mes prétentions à 40 km/jour.
  • En cas de souci très spécifique, évacuation en bateau. Soit un canoé canadien trois places avec une capacité d’emport de 350 kilos. Parfait pour un déplacement furtif et rapide. Je sais que je peux couvrir facilement une cinquantaine de kilomètres en une journée, avec ou sans aide. Soit un bateau à moteur 6 chevaux. Il s’agit d’une petite barque de pêche cabinée de 4,5m de long sur 1,8 m de large (5 places). Ces embarcations permettent de se mouvoir dans un espace naturel de plusieurs milliers d’hectares… Et de se diriger vers la côte en longeant un fleuve.
Poussette évacuation survivalisme familial - pasja1000 / Pixabay
Evacuation familiale et poussette – pasja1000 / Pixabay

Les risques envisagés

Le plan d’évacuation est pour nous lié à un danger potentiel. Nous sommes comme tout un chacun soumis à divers risques, voire tous les risques imaginables. Mais certains sont davantage susceptibles de se produire que d’autres. Il peut s’agir dans notre cas des dangers domestiques classiques (incendies…), mais aussi et surtout des inondations et du risque nucléaire. Une centrale nucléaire est en effet implantée à moins de 100 km de notre domicile. D’autres risques peuvent survenir dans le pire des scénarios (guerre, etc…). Nous ne savons pas de quoi est fait l’avenir ! Nous pouvons enfin imaginer des catastrophes industrielles (sites SEVESO à proximité et ligne SNCF proche de notre maison présentant un risque lié au transport de produits dangereux.

Chaque situation potentielle modifie le plan d’évacuation et le moyen d’évacuer. Par exemple, en cas d’incendie, il me suffira juste de traverser la rue pour dormir chez des voisins une fois le sinistre passé. Ce ne sera pas le cas en cas de problème grave touchant la région tout entière.

Les points de chute

Un plan d’évacuation doit comprendre des lieux de chute. Tout dépend de nouveau du danger rencontré. Par exemple, en cas de risque nucléaire, notre lieu de chute sera forcément très éloigné. Sans doute la maison de nos beaux parents situé à plus de 300 km. Cela rend l’usage de la voiture obligatoire. Exit ici l’usage du bateau : les voies fluviales nous rapprocheraient de l’épicentre de l’accident (la centrale). En cas de souci locaux, nous disposons d’un réseau de proches et de la famille prête à nous accueillir. Au pire, nous dormons à l’hôtel ou sous une tente (il y a 5-6 ans encore de cela, j’étais un pro du camping sauvage !)

Le choix du sac à dos pour le sac d’évacuation

Le confort est le premier critère de choix du sac d’évacuation. Nous n’en disconvenons pas. Nous allons toutefois, à raison, ne pas respecter deux autres règles en matière de Bug Out Bag.

Gros sac versus petit sac

Il existe plusieurs écoles concernant le contenant du sac d’évacuation. De plus en plus de monde se tournent vers le minimalisme, prônant l’usage d’un sac de 40 litres max. Ce ne sera pas notre cas. Certes, un petit sac facilite la mobilité, la furtivité… Mais hormis certaines situations spéciales, nous n’aurons pas à nous cacher dans la forêt ou dans des recoins de ville. Nous n’aurons encore moins à éviter des cohortes d’ennemis, à passer des checkpoints… Sauf conditions de guerre, cela relève du fantasme.

De plus, nous avons de bonnes raisons de choisir de gros sacs. Premièrement, qui peut le plus, peut le moins. Deuxièmement, gros sac ne signifie pas forcément « sac lourd ». Un sac de couchage prend de la place, et ce n’est pas lourd. Troisièmement, ma femme souffre du dos. Ce qui m’oblige à lui faire un sac léger et à emporter la plupart du matériel pour une famille de trois personnes.

Sac de l’homme gris

Seconde règle : il faut un sac d’évacuation permettant de répondre à la description de l’homme gris. Celui qui se fond dans la masse. Beaucoup excluent donc les sacs militaires, à raison. Ils vous font soit passer pour un militaire ou un survivaliste… Ce qui multiplie la probabilité que des quiproquos surviennent ou que les gens cherchent à vous demander de l’aide ou à vous piller.

Mais…

L’usage de sacs militaire pour les civils est devenu monnaie courante. C’est donc « à la mode ». De plus, les sacs militaires sont parfaits pour les sacs d’évacuation. Ils disposent de nombreux compartiments, sont confortables et solides… Il est de plus possible de les customiser avec un couvre sac, un gilet fluo… Bref, tout ce qui permet d’atténuer le côté tactique.

Ce sont mes arguments. Et, autre bonne raison : je possède un vrai bon sac mili et je ne compte pas racheter un sac onéreux pour ce genre d’usage.

Voici ainsi notre choix en termes de contenant pour notre sac d’évacuation :

Moi : sac militaire F2 de l’armée française de 100 litres. Agrémenté d’un gilet fluo. Sacoche ventrale Maxpédition pour EDC, kit admin.

Ma femme : sac de 60 litres MFH.

Notre fils : petit sac pouvant rentrer dans le F2, une poussette, le coffre de la voiture…

Organisation des sacs

Les sacs comprendront chacun des modules afin de faciliter l’organisation. Les modules ayant tendance à moins servir et les objets plus lourds seront au fond du sac. Les autres au-dessus.

Il est également conseillé de posséder un sac d’évacuation contenant des équipements que l’on n’est pas amené à utiliser tous les jours. En effet, dans le cas contraire, il y a de fortes chances pour que le sac se retrouve largement incomplet en cas de crise. Cette logique m’a amené et amène nombre de survivalistes à acheter du matériel en double, voire en triple, pour compléter les sacs d’évacuation. Comme le dit Vol West : 1 c’est rien et 2, c’est un. Le problème c’est que cette école de pensée nous entraine dans une forme de collectionnite.

Autre souci : si les EDC sont composés de matériel conçus pour durer et servir, les sacs d’évacuation, amenés à (en principe) ne jamais servir, contiennent des outils plutôt low cost. Pour ma part, il y a de fortes chances pour que j’emporte le jour J, si possible, ma sacoche EDC en plus du sac d’évacuation. Par ailleurs, je souhaite évacuer avec un matériel de qualité et testé. C’est pourquoi mon sac d’évacuation servira à contenir une partie de mon matériel de rando/camping. Je n’ai aucun scrupule à piocher dedans pour partir en treck : si je ne suis pas à la maison, mon sac n’est d’aucune utilité. Par contre, en rentrant de rando, à moi à tout ranger scrupuleusement dans le sac.

Biscuit
Ration de biscuits – anaterate / Pixabay

Les contraintes

Le plus difficile pour moi sera d’alléger la charge de ma femme au maximum, tout en préservant mon propre dos. Je souhaite ainsi que mon sac ne dépasse pas 20% de ma masse corporelle, soit 15 kg. Le sac de ma femme ne devra pas dépasser 12% de son poids, soit 7 kg max.

Autre exercice périlleux : je veux que chaque sac puisse tout de même être autonome. Rien ne nous dit que l’on évacuera ensemble. Je privilégierai donc l’ultra léger pour ma femme… Le minimum vital. Mieux vaut en effet, quand on souffre du dos, un sac léger répondant partiellement à l’ensemble des besoin qu’un sac d’évacuation complet mais intransportable.

Un second sac d’évacuation en back – up

En complément des sacs d’évacuation familiaux, j’ai l’idée de mettre en place un autre sac back-up. Il s’agit d’un sac de 110 litres qui contiendra une autre partie de mon matériel de camping/ survie. Ce sac ne sera emporté que si le véhicule le permet. Ce sera le cas si l’embarquement en bateau ou le trajet en voiture seront possibles.

Le sac d’évacuation familiale contiendra notamment ce que je ne peux emporter dans le sac d’évacuation familial classique :

  • Vrais matelas gonflables et gonfleur
  • Tente trois places supplémentaire
  • Outils en cas de séjour dans la nature (notamment en bateau : hachette, scie, machette…)
  • Stock de nourriture supplémentaire
  • Bâche tarpaulin et corde
  • Trousse de secours plus fournie
  • Stock de nourriture supplémentaire
  • Une grosse couverture en laine

Ce sac permet d’améliorer le confort ou d’aider notre prochain. En cas d’évacuation du quartier, je ne me vois pas ne pas apporter de l’assistance à mes proches. La cigale et la fourmi n’a que valeur de fable et non d’exemple à suivre !

Liste de ce que nous disposerons dans les sacs d’évacuation familiaux

Voici une petite liste de ce que nous comptons emporter ainsi que le poid de chacun de ces modules. Il est effectivement nécessaire, comme indiqué précédemment, d’accorder une attention particulière au poids de notre sac d’évacuation familial.

Couchage – Se couvrir

Première règle du principe des 5C : se couvrir. Il s’agit donc de se mettre à l’abri des aléas et de gérer sa thermorégulation. Il s’agira également ici de bien dormir.

Moi : Sac de couchage léger (Lafuma 600 gr), sac à viande en lin, oreiller de camping, tapis de sol autogonflant extralight Décathlon, tente 2 places dome extra-légère (pour limiter le poids). La tente peut être détachée à la dernière minute selon le type d’évacuation. > Poids : 3 kg

Ma femme : sac de couchage light – oreiller gonflable, tapis de sol mousse, tente d’urgence, sacs poubelle, couverture de survie. > Poids : 1,3 kg

Mon fils : plaid ou turbulette – tapis de sol mousse. > Poids : 500 gr

Dans le sac back-up à mettre dans le coffre : 2 matelas gonflants, un gonfleur manuel, couverture laine, 2nde tente.

 

Certains se poseront la question : pourquoi une tente ? N’est-ce pas du fantasme d’envisager la nuit dans la nature ?

De nouveau, tout dépend du type d’évacuation. Je risque davantage de loger chez des membres de la famille ou des amis. Ou, à défaut, à l’hôtel plutôt que dans le marais ou la forêt.

Mais…

En cas de grosse évac avec mise à disposition d’un gymnase, nous pourrions préférer dormir seuls plutôt que de nous confronter à cette vie en communauté non préparée (tout dépend de l’ambiance, le climat de tension, la population présente…).

De plus, si je vais dormir chez des amis, il n’est pas dit que ces derniers auront des chambres d’amis en rab’, ainsi que des couchages. Dans ce cas, mon enfant et ma femme iront à l’abris. Moi, je reste dehors.

Reste l’hôtel. Si nous devons opter pour ce type d’hébergement, de l’argent suffit à nous fournir un toit. C’est pourquoi nous disposons chacun de 200 euros en cash dans les sacs d’évacuation familiaux.

Tente de camping évacuation familiale - jean52Photosstock / Pixabay
Une tente dans le sac d’évacuation familiale? – jean52Photosstock / Pixabay

 

Vêtements – se couvrir

Nous partons du principe que nous sommes équipés de nos vêtements de saison. De ce fait, l’emport de vêtements sera minime. Sauf bien sûr pour notre enfant. Le sac d’évacuation prendra en compte le fait qu’un enfant se salit bien plus vite.

Moi : un jeu de sous-vêtements, sous-vêtements thermiques, gants, bonnet, chaussures de rando à proximité du sac. Le tout dans un sac étanche ziplock. + shemag. > Poids : 500gr

Ma femme : un jeu de sous-vêtements, gants, bonnet, chaussure de rando à proximité du sac. Le tout dans un sac étanche Ziplock. > Poids : 300 gr

Mon fils de 2 ans : 2 paires de chaussettes, 2 pantalons, 2 bodies, un tour de cou, un manteau, un pull, un bonnet, une turbulette. Une partie des vêtements sera sur lui, une autre dans le sac. > Poids : 400 gr

Nul besoin d’emporter sa garde-robe. Les vêtements pèsent et prennent de la place.

 

Nourriture et hydratation

Notre sac d’évacuation comprendra un peu de nourriture. Selon la règle des trois, il est possible de rester trois semaines sans manger. Mais nous aurons assurément besoin de réconfort et d’énergie. N’oublions pas également notre enfant !

Le but sera de prioriser la nourriture nourrissante, à conservation longue durée, qui ne nécessite pas de cuisson. Le must : des aliments qui peuvent se manger sans préparation, et sans avoir à s’arrêter. Cela évite ainsi à ma femme de porter un réchaud. J’en prendrai un pour ma part pour certains plats, car manger chaud fait du bien au moral.

Moi : 500 gr de coquillettes, 1 ration NRG5, chocolat énergétique, fruits secs, tube de lait concentré, beef jerky, nouilles chinoises, pain en boite, biscuits de soldat. Petit plus : Sel, poivre, café soluble, thé.

Concernant l’hydratation, 3 bouteilles de 50cl d’eau, filtre Sawyer pro avec gourde flexible, Micropure forte ou hydrochlorazone.

> Poids : 3,3 kg

Ma femme : 1 boites de ravioli, une boite de cassoulet, une ration NRG5, beef jerky, une ration de chocolat, 200 gr de riz, biscuit de soldat.

Pour l’hydratation : 3 bouteilles de 50cl d’eau, filtre sawyer pro avec gourde flexible, micropure forte ou hydrochlorazone.

> Poids : 3 kg

Mon fils de 2 ans : 3 petits pots, 3 Pomme’potes, trois briques de lait croissance. > Poids : 2 kg

Dans le sac Back-up dans le coffre : nourriture supplémentaire pour trois jours pour l’ensemble de la famille, 4 bouteilles d’eau de 2 l, jerrican souple, filtre Aquamira Frontier pro.

Eau indispensable dans les rations de survie - richardfoulon / Pixabay
Eau indispensable dans le sac d’évacuation – richardfoulon / Pixabay

Réparation et cordage

La corde intègre la règle des 5C. Elle permet de réparer des choses, tendre un tarp, sécher le linge… etc, etc…

Moi : 10 m de paracorde, ficelle, 4 m de Duct Tape, mini kit de réparation (lacet, kit couture, kit réparation tente, Superglue…) > Poids : 150 gr

Ma femme : 10 m de paracorde. > Poids : 50 gr

Dans le sac back-up dans le coffre de la voiture : kit de réparation conséquent avec kit couture, lacets, petits outils…

 

Combustible et kit feu

Encore une composante de la règle des 5C. Le combustible et par extension, le feu, sert à cuisiner, rassurer, réchauffer, éclairer, etc.

Moi : réchaud et une bouteille de gaz, allumettes, briquet, fire-steel, bougies magiques, bougies standards. > Poids : 400 gr

Ma femme : Briquet, bougie.> Poids : 50 gr

Dans le sac Back-up dans le coffre : réchaud supplémentaire, deux cartouches de gaz.

Couper

Couper intègre aussi la règle des 5C. Un petit couteau est indispensable, tant en camping qu’en survie.

Moi : un multitool (Leatherman Wingman) – dont le poids est compté plus bas dans mon Beefy Organizer – un couteau MORAKNIVES. > Poids : 150 gr

Ma femme : un multitool. > Poids : 150 gr

Sac Back-up dans le coffre : nécessaire pour travaux de bois si départ en voiture – Machette, scie, hachette

 

Contenants

Dernier C des 5C : un contenant pour transporter de l’eau, du matériel, se désaltérer, se laver…

Moi : Un seau pliant, une cuvette pliante, une Nalgene, une bouteille Platypus de 2l, une petite popotte alu. > Poids : 500 gr

Ma femme : une petite popotte alu, une cuvette pliante, une gourde plastique. > Poids : 300 gr

Route - MOHANN / Pixabay
Evacuation par voie routière – MOHANN / Pixabay

Hygiène

Moi : brosse à dents de voyage, dentifrice format voyage, savon concentré multi-usage liquide (peut servir pour la vaisselle ou la lessive), savon de Marseille, gant de toilette, cuvette pliable. Papier toilette. + mini-paquet de lingettes humides. > Poids : 300 gr

Ma femme : brosse à dents de voyage, dentifrice format voyage, savon de Marseille, gant de toilette, cuvette pliable, tampons, papiers toilette, mini-paquet de lingettes humides. > Poids : 200 gr

Mon fils de 2 ans : 6 couches, laminant format voyage, lingettes bébé humides. > Poids : 200 gr

Soins, premiers secours

Est-il besoin de justifier l’emport d’une trousse de premiers secours ? Bien souvent, celle-ci ne sert à rien. Mais quand une petite tuile arrive, ou un accident plus important, elle devient vitale. Nous allons peut-être devoir marcher en hiver comme en été, risquer les cloques, les foulures, les coupure, les crampes, maux de dos, courbatures… etc. D’où l’emport d’un matériel dépassant la simple « bobologie ».

Moi : pochette 1er soins complète avec

  • Crème pour les pieds,
  • Arnica,
  • Myocalm,
  • Vaseline,
  • Antarene,
  • Coussin hémostatique,
  • Biafine,
  • Médicaments divers (Efferalgan, citrates de Bétaïne, Spasfon…) ,
  • Pansements (classiques, anti-ampoules, anti-brûlures, étanches, stip-suture…)
  • Eosine en flacons unidose,
  • Sérum physiologique,
  • Gel hydroalcoolique,
  • Liquide antiseptique,
  • Compresses,
  • Bande triangle,
  • Lotion antimoustique,
  • Manuel premiers secours…

> Poids : 1kg

Ma femme : mini-trousse avec pansements, anti-douleur adulte et enfants, sérum physiologique, lingette antiseptique. Ajouter si possible du Myocalm pour le dos, de l’Antarène et du gel d’Arnica.

> Poids : 150 gr

Trousse d'urgence - Engin_Akyurt / Pixabay
Trousse de premiers secours à avoir dans la voiture – Engin_Akyurt / Pixabay

Administratif

Le but ici est de pouvoir décliner son identité, payer, sauvegarder sur soi une copie de documents importants… Voire même refaire sa vie (certains réfugiés en exode sont partis avec leurs diplômes sur eux !).

Moi : pochette et clé USB avec l’essentiel : identité, carte vitale, mutuelle, diplômes, passeport. 200 euros en liquide, livret de famille, liste de numéros de téléphone. Sans oublier quelques photos de famille. Ces photos peuvent par exemple nous aider à nous rechercher si nous sommes à un moment séparés. > Poids : 100 gr

Ma femme : pochette et clé USB avec l’essentiel : identité, carte vitale, mutuelle, diplômes, passeport. 200 euros en liquide, photo de famille. Liste de numéros de téléphone. > Poids : 100 gr

 

Petit matériel

Moi : kit complet contenu dans un EDC beefy organiser de chez Maxpédition.

  • Mini-scies bois et métaux,
  • tournevis,
  • boussole,
  • lampe frontale,
  • torches,
  • allumes feu,
  • radio à piles,
  • couverture de survie,
  • gilet fluo,
  • sifflet,
  • réchaud Esbit avec combustible,
  • masque anti-poussières,
  • carnet étanche,
  • loupe,
  • briquet,
  • allumettes tempête,
  • cutter,
  • chignole,
  • couverture de survie,
  • mini kit de couture,
  • duct-tape,
  • sac poubelle 100l,
  • ficelle,
  • papier alu,
  • filtre à café,
  • câble micro-USB, USB, USB-C,
  • multitool,
  • couverts pliants…

Il y a tout ce qui faut pour répondre aux imprévus dans la nature avec ce kit que j’emporte toujours en rando. Je n’ai ainsi pas à me casser la tête pour savoir si mon sac est complet ou non. Cette pochette va être dotée d’une sangle de portage. Ainsi, si le gros sac d’évacuation familial reste dans la voiture/dans le gymnase ou au campement, je peux évoluer avec mon sac ventral et mon kit uniquement. > Poids : 1,5 kg.

A la dernière minute, répartition dans mes poches de manteau d’une partie de mon EDC : mini EDC organiser, traitement pharmaceutique quotidien, + EDC fonds de poche (de toute manière, toujours sur moi). > Poids : 400 gr dans les poches

Dans une Pelican Case, rangement des accessoires craignant l’humidité : piles AA et AAA, carnet, radio, allumettes, powerbank. > Poids : 600 gr

Ma femme : Une lampe frontale, piles de rechange, torche, Victorinox, sifflet, Masques anti-poussières.

Poids : 450 gr

Communication

En cas de crise en tout genre, le smartphone sera notre outil de survie numéro 1. Il permet d’effectuer des recherches, de communiquer, de se tenir informer, de se diriger grâce au GPS, d’effectuer des formalités administratives, de transférer de l’argent… Bref. Il nous faut chacun notre téléphone et de quoi le charger.

Moi : téléphone portable. Kit convertisseur piles/chargeur de batterie, petit powerbank 3000 mah (dont le poids est compté dans la Pelican Case). > Poids : 250 gr

Ma femme : Téléphone, powerbank 3000 mah. > Poids : 300 gr

Sac Back-up à mettre dans le coffre : Powerbank supplémentaire, chargeur solaire, téléphone portable de secours.

Batterie USB - viarami / Pixabay
Le Powerbank, indispensable pour recharger lampe, radio et surtout, smartphone – viarami / Pixabay

Se défendre

Nous pouvons être amenés à rencontrer des situations tendues nous obligeant à nous défendre ou à fuir. Ici, nous optons pour un équipement simple et passe-partout dans n’importe quel contexte (pas de 22LR ou de GLOCK 19 !)

Moi : bombe au poivre. > Poids : 50 gr

Ma femme : bombe au poivre. > Poids : 50 gr

Cuisiner

Moi : un réchaud avec bouteille de gaz (déjà compté dans « combustible »), une grande popotte (déjà comptée dans les « contenants ». Eponge pour laver la popotte.

Ma femme : une petite popotte (déjà comptée dans les contenants). Eponge pour laver la popotte.

Sac back up:  petite poêle et popotte de secours. Réchaud et bouteilles de gaz supplémentaires, Plus de nourriture et 5 l d’eau supp.

 

Orientation

Pour s’orienter afin de rejoindre son point de chute, le smartphone est essentiel. Mais parfois, il ne capte pas, le réseau peut être saturé ou la batterie est susceptible de faire défaut. Nous devons nous rabattre sur d’autres moyens.

Moi : boussole (déjà contenue dans le kit complet beefy organiser), cartes routières, monoculaire. > Poids : 100 gr

Ma femme : boussole. > Poids : 50 gr

 

Divertissement

Le soir ou lors de longues attentes, le temps peut passer lentement. Rien de tel qu’un peu de divertissement pour faire du bien au moral, ne pas trouver le temps long et occuper les enfants.

Mon fils de 2 ans : doudou, jouets. > Poids : 200gr

Moi : jeu de cartes, livre de poche. > poids: 150 gr

En conclusion

Lorsque l’on additionne sur la balance l’ensemble de ces équipements, cela nous donne :

  • Moi : 11,9 kg + sac pesant à vide 3,5 kg, soit 15,4 kg
  • Ma femme : 6,4 kg + sac pesant à vide 1 kg, soit 7,4 kg
  • Mon fils de 2 ans : 3,7 kg + sac pesant à vide 0,5 kg, soit 4,2 kg

Avec u n équipement aussi complet, je suis plutôt content. L’objectif est atteint ! Spécifions qu’en principe, plus le temps passe, plus les sacs s’allègent (moins de nourriture, de combustibles…).

 

Il faut tout de même garder en mémoire que cette liste découle d’un exercice théorique. En vrai, les 15 kg pèseront lourd si nous ne disposons pas de voiture. Et quid des équipements de notre fils pesant 5 kg ? Si le trajet devait se faire à pied, des choix devront être pris pour abandonner/revendre/troquer certains équipements afin de nous allèger (mais quoi ?)

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