La check-list du matériel de rando : que mettre dans le sac à dos ?

Pour certains, les vacances riment avec farniente. Pour d’autres, nulle question de tenir en place. Le programme fourmille déjà d’excursions au cœur de la nature. Mais avant de partir à l’assaut des forêts, des chemins campagnards ou des montagnes, mieux vaut préparer sa check-list afin de ne rien oublier! Le contenu de notre paquetage dépendra nécessairement de la durée de l’expédition, de la nature du milieu (terrain, météo…) que l’on souhaite explorer, ainsi que des risques qu’il comporte (dénivelé, faune…).

Voici notre liste non exhaustive des « incontournables » à compléter si nécessaire en matière de matériel de rando et d’équipement de trecking/d’excursion.

Retrouvez également un article spécial « sac 72h » ou sac d’évacuation survivaliste avec la liste du matériel de rando et équipements de survie à y glisser.

Une liste de matériel de rando évoluant selon la composition de l’équipe

Selon la configuration de votre équipe, la liste pourra évoluer. Certains équipements, comme le réchaud ou la trousse de secours, peuvent en effet être répartis dans plusieurs sac. Nous ne tiendrons pas en compte ici de cette dimension famille/équipe. Également, et nous ne l’aborderons pas ici non plus, l’équipement ne sera pas le même si vous partez avec un bébé ou un enfant en bas âge.

La bagagerie. Comment choisir son sac à dos ?

Un sac adapté à sa morphologie

Premier équipement indispensable de la rando, chacun devra être attentif au choix du sac à dos. Il se doit tout d’abord d’être adapté à votre morphologie. Par exemple, il existe des sacs de randonnée femme ou homme. La sangle pectorale tient en compte dans ces différentes configurations de la présence ou non d’une poitrine par exemple.

La structure dorsale permet quant à elle de répartir idéalement le poids porté. L’homme préférera s’aider du dos, des épaules, puis du bassin (notamment grâce à une armature et une ceinture ventrale). Les femmes portent quant à elles majoritairement grâce à leur bassin et leurs hanches.

Wanderer Backpack Hike Away Path
Hermann / Pixabay

Capacité, litrage et compartiments du sac de rando

Le sac comportera idéalement plusieurs compartiments afin de répartir les équipements par modules (et éviter de passer trop de temps à chercher votre matériel). En outre, des sangles situées sur la partie inférieure et supérieure du sac, mais également sur les cotés, permettent un sérieux gain de place.

Nous pouvons y placer la tente, un tapis de sol, un sac de couchage, un piolet, un bâton de marche, une gourde… En termes de contenance, pour une journée, optons pour un sac de 30 à 40 litres maximum. Passons à 60 à 70 litres pour plusieurs jours. Comme le dit l’adage, qui peut le plus peut le moins ! Ne tombons toutefois pas dans le piège que nous tend cette capacité d’emport. Il est pragmatique de se fixer une limite en termes de poids et d’encombrement et d’adopter les techniques de rando légère.

L’habillement en randonnée. Comment s’habiller et quels habits de rechange emporter ?

Les vêtements emportés seront adaptés à la rando et seront choisis en fonction du climat à affronter la journée et éventuellement la nuit. Pensez donc à un pantalon léger anti-frottement (sans couture, bien plus confortable pour marcher). Idéalement en saison estivale, ce pantalon pourra être transformé en short avec un zip.

Emportez également sur vous un T-shirt technique (infroissable et séchant rapidement), un chandail en laine (le must pour la régulation technique – sèche ultra rapidement)… En guise de couches supérieures, un manteau coupe vent et un poncho de pluie feront l’affaire.
Comme nous ne sommes jamais à l’abri d’une pluie torrentielle, un jeu de vêtements de rechange (1 ou 2 T-shirt, sous-vêtements…) sera prévu dans le sac dans une pochette hermétique.

Pensez également à un sous-vêtement thermique à enfiler en cas de fraîcheurs ou pour les nuits!

A joindre aussi à sa panoplie: une paire de lunettes de soleil, un couvre-chef et une bonne paire de chaussures de marche. Si vous évoluez dans un climat alpin et polaire, cette liste est valable, mais il faudra prévoir des couches supplémentaire ainsi que des vêtements de ski !

S’abriter et dormir dehors en randonnée

Pour les randos de plusieurs nuits

Nous nous sommes équipés pour réguler notre température corporelle le jour et la nuit. C’est bien ! Mais il faut également penser à s’abriter et à dormir dehors. A prévoir donc, un sac de couchage léger et compressible adapté aux températures à affronter et, pourquoi pas, un « sac à viande » en soie permettant de gagner 1 à quelques degrés.

Le confort étant primordial, il faut également penser au tapis de sol. Il peut être en mousse, ou autogonflant… Cet accessoire prend toutefois vite de la place. Pour y remédier, le top est de s’équiper d’un mini tapis de sol autogonflant et compressible. Enfin, optez pour une tente à la fois solide et légère, de préférence avec un montage à arceaux (tentes dômes…). Les abris tels que les tentes 2 secondes sont parfaites pour un coffre de voiture mais prennent trop de place en rando pédestre/cycliste. Sans parler de la prise au vent.

Tent Camping Remote Campsite
Free-Photos / Pixabay

Pour les randos de moins d’une journée

Pour les rando d’une journée : quand bien même nous escomptons rejoindre nos pénates avant la tombée du jour, les mauvaises surprises peuvent venir bouleverser nos plans. Les plus prévoyants emporteront un sac de couchage compact et une tente d’urgence ultralégère. Le Bivvy bag, ou couverture de survie réutilisable, est un plus.

L’hydratation en randonnée

S’il est recommandé de boire un litre et demi d’eau par jour en conditions « normales », le besoin hydrique augmente proportionnellement aux efforts fournis (sans compter le facteur chaleur). Mieux vaut prévoir 2 gourdes d’un litre réparties dans le sac ainsi qu’une gourde pliante de type Platypus que l’on remplira dès que l’on trouve un point d’eau potable public (toilettes publiques, cimetières…).

Dans un milieu reculé, un mini filtre à eau et quelques pastilles de purification ne sont pas un luxe. L’eau peut également être bouillie dans une gamelle après être passée dans un préfiltre. Un bandana ou un shemag en coton font l’affaire.

 

L’alimentation en randonnée : quoi manger ?

Pour les petites randonnées d’une journée

Outre le sandwich du jour pour les petites excursions, il est sage de prévoir une ration de secours afin depouvoir faire face à un bivouac forcé. Il suffit en effet de se perdre pour passer quelques heures de plus, voire une nuit en pleine nature. Pour regagner des forces et se redonner du courage, rien de tel que de manger !

Cette ration de secours peut prendre la forme de pâtes, de riz et de plats déshydratés/lyophilisés si vous disposez d’eau en quantité suffisante. Vous pouvez également emporter un ou deux plats préparés ou boites permettant d’être mangés chauds ou froids. Quelques barres de céréales resteront à portée de main.

La nourriture pour les excursion en autonomie de plusieurs jours

Si vous partez pour une randonnée en pleine autonomie qui ne ressemblerait pas à du bushcraft, il est possible de prévoir de la viande en boite, quelques légumes déshydratés et des pâtes (1kg de pâtes = 10 repas!). Pour varier les plaisir sans être chargé comme un baudet, il convient de prévoir un magasin de temps en temps sur le trajet. Il est également possible de créer des liens avec des locaux et de partager leur table. Souvenir inaltérables assurés !

L’hygiène en rando : la trousse de toilette minimaliste

Après une nuit improvisée ou une chute dans la boue, il est primordial de pouvoir se débarbouiller, ne serait-ce que pour maintenir le moral au beau fixe.

Notre mini-trousse de toilette comprendra un petit savon, une brosse à dents et du dentifrice écologique, un gant de toilette et une serviette microfibre, un rouleau de papier toilette écologique, des serviettes hygiéniques et un sac poubelle. Autre accessoire indispensable : un lavabo/bassine pliable (quelques dizaines de grammes qui rendent bien des services!) et des lingettes pour bébés dans les lieux où il n’y a pas d’eau.

Les premiers secours en rando

La trousse pour les petits bobos garnit le sac de tout bon randonneur qui se respecte. Nous emporterons également la traditionnelle crème solaire, une crème pour les pieds, du gel d’arnica ainsi qu’un coussin hémostatique pouvant stopper les saignements les plus graves en attendant les secours.

First Aid Box Tin Can Sheet Color
Seul face à la nature, un petit kit d’urgence n’est pas du luxe Alexas_Fotos / Pixabay

Pour les randos longue durée, la trousse pourra s’étoffer de médicaments divers (dont des pastilles micropure, des aspirines, des médicaments contre les allergies, les maux de ventre, la diarrhée, la nausée,…). Elle devra comprendre une paire de ciseaux, des bandes de strapping et un pansement israélien, parfait pour les gros saignements. Pour les blessures hémorragiques pouvant s’avérer mortelles, un garrot peut sauver des vies. Il faut toutefois savoir s’en servir.

Outillage et matériel de rando divers

Une poche extérieure du sac contiendra les petits outils et accessoires servant à tout moment. Nous pouvons citer parmi ces accessoires : un peu de corde/ficelle, un mètre de ruban adhésif toilé pour les réparations rapides, un couteau suisse/multitool, une petite lampe frontale, une torche, le portefeuille, un briquet, un carnet, un stylo… Pensez également à la carte topographique des lieux et à la boussole. Enfin, seront rangés dans une poche étanche l’appareil photo, le smartphone, une batterie externe et un chargeur solaire de type Goal Zero.

Multitool Leatherman Sidekick
Multitool – Pince multifonction Leatherman Sidekick RiaanMarais / Pixabay

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