Masque à gaz - Rollstein / Pixabay

La règle des trois en survie – Les priorités à respecter pour rester en vie

La règle des trois ou règle des 3 constitue une règle survivaliste des plus répandues. Celle-ci s’applique notamment lorsque l’on se perd en pleine nature, assez loin de la civilisation pour se voir obligé de bivouaquer… Ainsi commencent généralement les situations de survie ! En effet, nombreux sont les randonneurs se perdant chaque année ou subissant un accident compromettant leur mobilité. Imaginez, une chute à vélo dans un lieu reculé, à 2 heures du coucher du soleil ? Le cauchemar commence !

Dans ce cas, mieux vaut conserver la tête froide et mettre au point en urgence un plan survivaliste s’appuyant sur la règle des trois.

Celle-ci permet de hiérarchiser les priorités. Une nécessité en survie. Nombreux sont ceux/celles qui ont dépensé toute leur énergie pour éliminer un danger et répondre à un besoin physiologique… au détriment d’un autre besoin plus urgent. Cette faute ne pardonne quasiment jamais. Par exemple, lorsque l’on questionne un randonneur sur les premières actions qu’il mènerait s’il était bloqué en pleine nature, il y a de fortes chances pour qu’il réponde « trouver de la nourriture ». Or, on peut tenir des jours sans manger. D’autres besoins, au contraire, n’attendent pas.

Pour résumer, la règle des trois signifie 3 :

  • Secondes d’inattention,
  • Minutes sans respirer,
  • Heures sans abris
  • Jours sans boire
  • Semaines sans manger
  • Mois sans lien social

Il s’agit ici bien sur d’une règle applicable dans la majorité des situations de survies. Mais il existe toujours des exceptions.

3 secondes d’inattention – Premier palier de la règle des trois

Quand on annonce 3 secondes ici, il s’agit bel et bien d’un euphémisme pour rimer avec la règle des trois de la survie. En réalité, une seconde d’inattention suffit pour périr. Cela est vrai dans toutes les situations : sur la route, en randonnée, dans la rue… On traverse la chaussée sans regarder à gauche et à droite, on pose le pied dans une crevasse, on manque notre prise en pleine séance d’escalade, on ne repère pas le serpent tapis à quelques centimètres de nous…

Ce manque d’attention peut être accru par divers facteurs en situation de survie, comme la déshydratation, le manque de sommeil, le stress, la sensation d’invincibilité… Lorsque l’on évolue en groupe dans la nature, un autre phénomène altère notre vigilance : la dilution de la responsabilité. Il est en effet courant de se reposer sur autrui. Conséquence, l’ensemble du groupe divise par trois son attention.

 

3 minutes sans oxygène – Second palier de la règle des trois

L’oxygénation de notre corps et, plus précisément, de nos organes, demeure la priorité numéro 1.

Depuis que nous sommes nés, nous respirons, sans même y prêter attention. Conséquence : nous nous soucions peu de ce besoin numéro 1 jusqu’à ce que l’air soit vicié, que notre système respiratoire soit dysfonctionnant, que nous soyons totalement immergés dans l’eau ou qu’une hémorragie empêche l’alimentation de nos organes. Lorsque ce risque survient, nous nous rendons soudainement compte que la fin est extrêmement proche. S’installe alors un sentiment d’impuissance et une panique qui empire les choses. Cette panique nous fait faire n’importe quoi, nous fait perdre un temps précieux, nous pousse à respirer rapidement et à dépenser inutilement le peu d’oxygène à notre portée…

Ce second palier de la règle des trois survivaliste nous enjoint d’anticiper un minimum afin d’éviter ce danger. Cette anticipation se traduira par l’acquisition de connaissances et l’emport en EDC de matériels adaptés à l’environnement à affronter.

  • Connaissances et matériel en matière de premiers secours : gestes à mettre en œuvre, usage d’un coussin hémostatique pour stopper une hémorragie…
  • Connaissance des plantes risquant de développer chez nous une allergie source de troubles respiratoires
  • Usage d’un masque à gaz et masque anti-poussière dans certaines circonstances
  • Maitrise de la méthode Heimlich pour rejeter un corps étranger bloqué dans nos voies aériennes, bouche-à bouche, etc
  • Self contrôle
  • Possession d’un gilet de sauvetage et de bouteilles d’oxygène dans certains milieux aquatiques…
  • Pratique de la natation et de la plongée,
Masque à gaz  - Rollstein / Pixabay
Masque à cartouches filtrantes – Respirer, et règle des trois survivalistes – – Rollstein / Pixabay

3 heures sans protection à l’environnement (froid, insolation) – Troisième niveau de la règle des 3

Si le manque d’oxygène n’est pas le danger principal vous guettant dans une situation de survie donnée, il convient de se concentrer sur le troisième palier de la règle des trois : se protéger de l’hypothermie.

Selon cette règle, il suffit de trois heures sans abri et sans vêtements adéquats pour mourir d’hypothermie. Et ce dans n’importe quel milieu. Même en zone tempérée, il suffit de températures plus basses que la moyenne, de vents et d’une pluie vous trempant jusqu’aux os pour que vos jours soient en danger.

Ainsi, avant de trouver de l’eau et de la nourriture, le plus urgent est de se sécher, de se couvrir et de se constituer un abri avant que la nuit ne tombe. La préparation survivaliste passera par l’emport en randonnée d’un matériel adéquat, en plus de connaissances sur la création d’abris de fortune :

  • Tente, bâche, tarp, sacs poubelle
  • Couverture de survie,
  • De quoi faire un feu (bougie, allumettes, briquet, combustible…),
  • Vêtements de rechange,

A ce propos, outre la règle des trois, tout survivaliste connait la règle des 5C. Celle-ci impose à quiconque partant en randonnée d’emporter au moins le strict nécessaire. Ce « kit de survie » doit répondre à l’acronyme des 5C : couvrir, combustible, couper, corde, contenir.

Snow Forest Hiking Stroll  - Mitrey / Pixabay
Rando, neige et risques d’hypothermie – – Mitrey / Pixabay

3 jours sans eau potable – Quatrième niveau

Si vous êtes en état de respirer et que vous disposez d’un abri, il est temps de trouver de quoi s’hydrater. Selon la règle des 3, il suffit de trois jours sans boire pour mourir.

Il vous importera donc de trouver une source d’eau douce et de disposer de matériel pour la traiter : pastilles micro-pure, réchaud, filtre à charbon actif, préfiltre…

A défaut de posséder ce matériel, il est clair qu’il vaut mieux boire de l’eau impropre que de mourir de soif. Ce choix, qui ne doit être pris qu’en dernier recours, vous fait prendre le risque d’attraper un virus, une bactérie, d’être victime de diarrhées ou de vomissements qui accélèreront la déshydratation… Mais mieux vaut jouer à la roulette russe et de miser sur sa chance que de ne rien faire du tout.

Seul conseil : ne jamais boire d’eau salée. Cette dernière déshydrate rapidement et bloque les reins.

Soulignons que la recherche de l’eau vient généralement dans l’ordre des priorités après la constitution d’un abri. Mais dans certain milieu, l’hydratation vient en premier. C’est le cas lors d’une canicule ou si vous vous perdez en plein désert, par exemple.

Bouteille d'eau  - ds_30 / Pixabay
En rando, l’emport d’une gourde et d’une bouteille d’eau minérale est indispensable – – ds_30 / Pixabay

3 semaines sans manger – Cinquième niveau

Chose incroyable mais vrai : le corps peut tenir trois semaines sans manger. Voire beaucoup plus en rationnant la nourriture. Ainsi, la recherche de nourriture ne doit jamais être la priorité numéro 1. Il est même probable que vous retrouviez votre chemin ou que les secours vous aient repéré avant que vous ne mourriez de faim.

Bien sûr, quand bien même il est possible de tenir 21 jours sans manger, inutile de souligner que la faim provoque d’horrible douleurs et sape notre énergie. Cette dernière s’avère essentielle en situation de survie.

En résumé donc, pensez à trouver de la nourriture, mais après vous être assuré que vous ayez un abri et de l’eau. Nota : manger déshydrate, le corps ayant besoin d’eau pour digérer correctement.

3 mois sans contact humain – Sixième niveau

Le contact humain est essentiel. L’Homme n’est-il pas un animal social ? Selon les études menées sur le sujet, il suffit en moyenne de trois mois sans contact pour tomber dans la folie. Pour éviter cela aventuriers emportent toujours avec eux des photos de famille. Celles-ci leur donnent des forces pour se battre mentalement et leur permet de s’entretenir avec leurs proches, même si ceux-ci ne rendent pas la réplique. D’autres dessinent un visage sur un ballon qu’ils appellent Wilson.

 

Pour en savoir encore davantage sur la règle des trois et les techniques de survie: entrainement-militaire.fr

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