Comment faire des confitures maison ? Recette et astuces

Marre des confitures du commerce ? Vous souhaitez réaliser des recettes savoureuses de confitures maison ? C’est bien meilleur, ça rappelle notre enfance et cela permet à merveille de conserver les fruits. Vous trouverez ci-après toutes les réponses à vos questions (nous l’espérons) à propos des confitures ainsi que la marche à suivre afin que vous puissiez réaliser vous-même et simplement vos propres confitures.

Avec la débrouille, retrouvez également de nombreuses recettes, trucs et astuces de cuisine et bien plus encore!

La recette des confitures de mamie : une madeleine de Proust

Délice du goûter ou du petit-déjeuner, la confiture nous rappelle également le temps de notre enfance. A cette époque, nos grand-mères en préparaient tout comme notre maman… Qu’est-ce que ça sentait bon dans la maison… Une véritable madeleine de Proust !
De la confiture, nous en trouvons désormais partout dans le commerce, mais cela n’a pas le même charme. Rien de tel qu’une confiture que l’on a fait soi-même, n’est-ce pas ? Sans compter que nous sommes dans ce cas sûr et certain de la provenance des fruits (non traités) et des ingrédients nécessaires à la réalisation de la recette. C’est bon, c’est sain… C’est à l’ancienne !

Strawberries Jam Glass Spread
Confiture de fraise markusspiske / Pixabay

Un moyen certain de conserver les fruits longtemps

Outre les plaisirs du palais, la confiture constitue l’une des principales méthodes permettant de conserver les fruits longtemps (avec le sirop, les confits, les gelées et les pâtes de fruit…). Si vous avez des surplus de récoltes de fraises, de groseilles, de mûres, de mirabelle… Qu’à cela ne tienne ! Une fois transformés en confitures, les fruits ne tiennent plus 3 jours mais bien de nombreux mois !
Pourquoi cette longévité ? L’ingrédient principal entrant dans la recette de la confiture, outre les fruits, est le sucre. Cet aliment possède un pouvoir hygroscopique, c’est à dire qu’il fixe les molécules d’eau et absorbe donc l’humidité. Les molécules d’eau étant remplacées par celles de sucres, qui sont, par essence, peu périssables, les fruits ne peuvent ainsi (presque) pas se dégrader!

Autre bonne nouvelle : tous les fruits peuvent être transformés en confiture !

La recette de confitures de fruits en 4 étapes

Ci après, notre recette et nos méthodes pour préparer de bonnes confitures à l’ancienne.

Quel matériel faut-il pour faire des confitures ?

Faire des confitures ne demande pas beaucoup de matériel ou d’accessoire. Il nous faut seulement nous équiper d’un/une :
Stérilisateur pour les bocaux, ou, à défaut, d’une grande casserole ou d’une cocotte.
Bassine en cuivre spécifique pour les confitures, ou d’une marmite ou d’un fait-tout.
Bocaux de verre (pas trop gros afin de ne pas gâcher la confiture une fois ouverts)
Cuillère en bois et une louche
Thermomètre de cuisson (facultatif). Pour constater si la confiture est assez « cuite », réalisez simplement le test de l’assiette décrit un peu plus loin.

Confiture – rita – pixabay

1ère étape : préparer les fruits

Il s’agit tout d’abord de vous rendre chez le primeur ou de cueillir les fruits du jardin. Une fois les achats effectués ou la cueillette finalisée, lavez bien les fruits avec de l’eau et du vinaigre blanc (ce afin de les désinfecter), puis égouttez-les. Enlevez ensuite les noyaux (si les fruits en comportent) et équeutez les. Si nécessaire pour d’autres types de fruits, pelez-les. Vous aurez au préalable, bien sûr, écarté les fruits abîmés ou trop mûrs, qui risqueraient de gâter le goût de vos préparations.
Enfin, coupez en morceaux vos fruits (pas trop petits tout de même) avant de les placer dans une grande marmite. A noter qu’il est possible de panacher vos confitures en mélangeant plusieurs fruits se mariant bien. Mais pour débuter et réussir à coup sûr, mieux vaut tester avec un seul fruit.

2ème étape, verser le sucre sur les fruits et mélanger

Nous l’avons évoqué précédemment, le sucre tient une place importante dans la recette des confitures. Il fait office d’exhausteur de goût tout en participant à la conservation des fruits. Mais pour que les molécules de sucre remplacent les molécules d’eau présentes dans le fruit, il faut forcément chauffer la préparation afin qu’une partie de cette eau s’évapore pendant que le sucre pénètre dans le fruit.
Mais ne brûlons pas les étapes. Il nous faut déjà choisir notre sucre.

Le choix du sucre pour faire des confitures

Pour faire des confitures, il est d’usage d’opter pour du sucre blanc cristallisé, qui se prête merveilleusement bien à ce type de recette. Par ailleurs, on le trouve facilement dans tous les placards ! Il est également possible d’opter pour un « sucre à confitures » contenant de la pectine, une substance végétale qui permet de gélifier plus rapidement la confiture et donc d’améliorer sa texture. Il s’agit donc d’un agent gélifiant que l’on appelle également sucre gélifiant, sucre en gelée ou sucre à la pectine.

Cette pectine est bien utile pour les fruits en possédant peu, à l’instar des fraises, des cerises ou de la rhubarbe. Elle peut également être ajoutée naturellement grâce aux pépins de pommes ou aux pépins d’agrumes qui en regorgent (à mélanger dans la préparation pour une meilleure tenue). Certains utilisent également l’agar-agar, un autre agent gélifiant d’origine japonaise issu d’une espèce d’algue rouge. Un produit naturel et végétal plutôt performant : quelques grammes suffisent à gélifier une marmite de confiture ! Où trouver de l’agar-agar ? Un peu partout, comme dans les pharmacies, les boutiques bio et même dans certaines enseignes d’hypermarchés.

Autres options qui modifient sensiblement le goût de la confiture mais qui peuvent combler les amateurs : employer du sucre de canne ou du miel.

Les proportions de fruits et de sucre

Le principe est simple : plus une confiture comporte de sucre, plus elle se garde longtemps. Revers de la médaille, elle est très sucré et le goût des fruits peuvent en pâtir. La proportion idéale aux yeux de bon nombre est le fameux 50-50 : 50% de fruits contenant déjà du sucre et 50% de sucres ajoutés. Ces mesures permettent d’obtenir une confiture qui se garde très bien et qui est savoureuse. Seulement, tout dépend de l’usage de chacun. S’il s’agit de faire des stocks et d ‘épuiser les 30 kilos de mirabelles tombées les jours derniers, mieux vaut tabler sur la longévité. Si au contraire vous ne cherchez qu’à ne produire à fréquence régulière de petites quantités pour un usage immédiat ou dans les mois à venir, mieux vaut diminuer les ratios en tablant sur 30/40% de sucre et 70-60% de fruit. Ce ratio peut aussi varier à plus ou moins 10% selon qu’il s’agisse d’un fruit bien mûr ou non, ou s’il est d’avance très sucré ou acidulé.

3ème étape : la cuisson de la confiture

Une fois le sucre ajouté aux fruits, mélangez la préparation et mettez la quelques minutes au feu afin d’obtenir une première petite cuisson. Recouvrez ensuite la marmite, coupez le feu et laissez là reposer une bonne heure afin que les sucres pénètrent le fruit tout en préservant sa saveur.
Puis, c’est parti pour la seconde et véritable cuisson qu’il faudra surveiller attentivement tout en
mélangeant de temps en temps afin qu’elle soit uniformément cuite. Si un trop plein de jus se forme, n’hésitez pas à l’éliminer en « écopant » avec une louche.

Combien de temps faut-il cuire la confiture ?

Selon le fruit en question, les quantités de sucre, la forme de la marmite… Difficile de se prononcer. En vérité, il s’agit davantage d’une question de température à cœur de la préparation. Si celle-ci frémit, c’est qu’elle est presque prête. Et si vous êtes équipé d’un thermomètre sonde et que celui-ci indique 105°C au centre de la marmite après avoir bien mélangé, c’est que la mise en bocaux peut bientôt débuter. Si vous ne possédez pas un tel accessoire, il vous suffit de réaliser un test simple afin de vérifier si la cuisson de votre confiture est prête. Versez une goutte de confiture brûlante sur une assiette froide (sortie du congélateur) puis penchez l’assiette. Si la confiture demeure figée, c’est prêt !
En moyenne, le processus peut prendre en moyenne une vingtaine de minutes. Si malgré tout la confiture ne « prend pas » (elle ne se fige pas), il faut alors continuer la cuisson ou ajouter un peu de pectine grâce à des pépins de pomme ou encore un peu de « sucre à confiture ».

4ème étape : la mise en bocaux

Vous disposerez sur votre plan de travail les bocaux et leur couvercles (neufs) préalablement nettoyés, désinfectés, rincés et stérilisés. Cette dernière étape se réalise aisément avec un stérilisateur électrique ou un autoclave. Si vous n’en disposez pas, faites cuire 20 minutes les bocaux à l’eau bouillante dans une casserole ou une cocotte, cela suffira. Si vous placez plusieurs bocaux dans la casserole, pensez à placer entre ces derniers des serviettes en tissu qui leur éviteront de casser en s’entrechoquant.

Dans ces bocaux de verre encore chauds (on évite ainsi la casse à cause du choc thermique), vous n’avez plus qu’à verser la confiture et à fermer les couvercle. Puis, retournez aussitôt les bocaux jusqu’à ce qu’ils refroidissent totalement.

Vous l’aurez compris, il s’agit ici de s’organiser et de stériliser les bocaux pendant la cuisson de la confiture. Mieux vaut avoir une plaque de cuisson avec 4 ou 5 feux.

Appliance Burn Burner Cook Cooker
PublicDomainPictures / Pixabay

Pourquoi retourner les bocaux de confiture après remplissage ?

Nous réalisons cette opération afin de faire le vide. En effet, la chaleur de la confiture provoque une dilatation de l’air qui se trouve dans l’espace situé entre le couvercle et la confiture. En retournant le bocal, l’air dilaté se retrouve enfermé de manière hermétique dans le fond du bocal. Lorsque l’air refroidira, ils se rétractera et créera une aspiration rendant le couvercle davantage hermétique et privant le bocal d’oxygène. La forme convexe du couvercle deviendra concave et ce sera la preuve de la réussite de l’opération. Il s’agit ni plus ni moins d’un effet ventouse.

Ainsi privée d’oxygène, la préparation n’en sera que plus durable encore et pourra, selon la quantité de sucre, se conserver entre 3 mois et 1 an. Il faudra conserver les bocaux à température ambiante (sans trop de variation) dans un endroit sombre et sec.
Après ouverture, la confiture devra être consommée dans les 10 jours… mais ça, ce ne sera pas bien compliqué !

Quelle est la différence entre la confiture et la gelée ?

Comme nous l’avons vu, la confiture contient des morceaux, éventuellement des pépins. La gelée, quant à elle, est filtrée et n’est réalisée qu’à partir du jus ou à partir de fruits écrasés puis tamisés. La préparation est ensuite mélangée à du sucre avant de connaître une cuisson lente au cours de laquelle elle s’épaissira.

Quelle est la différence entre la confiture et la marmelade ?

De nouveau, il est question ici d’une préparation à base de fruits et de sucre. Mais si la confiture peut être réalisée à base de nombreux fruits (mirabelles, fraises, groseilles, cerises…), la marmelade ne s’intéresse qu’aux agrumes (orange, pamplemousse, citron…). En effet, il n’existe pas de « marmelade de fraise » ou de « marmelade de groseille ». Elle est également cuite un peu moins longtemps, ce qui explique le fait qu’elle contienne de plus gros morceaux, à l’inverse de la confiture.

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